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"J'admire
comme une brute" (Victor Hugo)
Festival
de Cannes 2012
(Palmarès plus tard)

Sans
aucune objectivité
SLATE.FR
A
Cannes, la renaissance Carax
«Holy Motors», en compétition officielle, lèvera-t-il
la malédiction du réalisateur de Boy Meets Girl, Caméra
d'or en 1984?

Holy
Motors, un film de Léos Carax. Avec: Denis Lavant, Kylie Minogue,
Edith Scob, Eva Mendes, Elise Lhomeau, Michel Piccoli. Présenté
en compétition officielle le 23 mai. Sortie nationale le 4 juillet
2012.
ls
sont 22, mais lui est, comme toujours, tout seul. 22 réalisateurs
en compétition officielle au Festival de Cannes, chacun avec
une trajectoire singulière bien sûr, et pourtant il est,
et il sera, à part. Le paradoxe de Leos Carax est sans doute
dêtre dans une situation dimpossible héritage.
On lavait découvert, à Cannes déjà,
avec un film qui sinscrivait très clairement, très
brillamment et joyeusement, dans une filiation.
Boy
Meets Girl, inoubliable Caméra dor 1984, fusionnait le
noir et blanc de Jean Vigo et celui de Jean Eustache, le Paris de Feuillade
et celui des 400 coups, le tempo de Minnelli et celui de Demy pour inventer
une uvre parfaitement contemporaine, inscrite dans une histoire
collective au présent dont les meilleurs locuteurs sappelaient
alors Wim Wenders ou Jim Jarmusch................
Pour
connaître la suite, consultez :
http://www.slate.fr/story/54961/festival-cannes-carax-holy-motors-renaissance
Le
bouche-à-oreille
"Barbara"
réalisation Christian Petzold
Eté
1980. Barbara est chirurgien-pédiatre dans un hôpital de
Berlin-Est. Soupçonnée de vouloir passer à lOuest,
elle est mutée par les autorités dans une clinique de
province, au milieu de nulle part. Tandis que son amant Jörg, qui
vit à lOuest, prépare son évasion, Barbara
est troublée par lattention que lui porte André,
le médecin-chef de lhôpital. La confiance professionnelle
quil lui accorde, ses attentions, son sourire... Est-il amoureux
delle ? Est-il chargé de lespionner ?
Christian
Petzold a su distiller dans son film un climat de méfiance généralisée,
qui nest pas sans rappeler la réalité de lex-république
démocratique. Comment vivre dans une dictature, ou plutôt
survivre quand vos faits et gestes sont surveillés ? Comment
font les habitants de ces pays quand ils cherchent à sévader
sans pouvoir quitter le pays ? La séduction du film tient dans
la confiance que Petzold accorde à son actrice Nina Hoss. En
personnage pivot de ce jeu de simulations et de disssimulations, elle
affiche une étrange douceur qui déteint sur lambiance
globale du film.
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