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EDITO du 11 Avril 2013



La BELLE ENDORMIE de Marco Bellochio avec
Tony Servillo et Isabelle Hupert



Le 23 novembre 2008, l’Italie se déchire autour du sort d’Eluana Englaro, une jeune femme plongée dans le coma depuis 17 ans. La justice italienne vient d’autoriser Beppino Englaro, son père, à interrompre l’alimentation artificielle maintenant sa fille en vie. Dans ce tourbillon politique et médiatique les sensibilités s’enflamment,les croyances et les idéologies s’affrontent. Maria, une militante du Mouvement pour la Vie, manifeste devant la clinique dans laquelle est hospitalisée Eluana, alors qu’à Rome, son père sénateur hésite à voter le projet de loi s’opposant à cette décision de justice. Ailleurs, une célèbre actrice croit inlassablement au réveil de sa fille, plongée elle aussi depuis des années dans un coma irréversible. Enfin, Rossa veut mettre fin à ses jours mais un jeune médecin plein d’espoir va s’y opposer de toutes ses forces.

NOTE D'INTENTION

Ce film naît de la très grande émotion (et de la stupeur) suscitée par la mort d’Eluana Englaro (et surtout comment sa mort a été vécue par les Italiens, je pense aux internautes, aux hommes politiques, à l’église…), de ma solidarité et de mon admiration pour le père d’Eluana. Cependant, je sentais aussi que cette solidarité partisane risquait de limiter mon imagination, je sentais qu’il était nécessaire d’élargir l’horizon, de voir à plus long terme…
Attendre… J’ai attendu deux ans avant de reprendre mon travail, de l’approfondir. Et c’est ainsi que sont nées d’autres histoires qui, bien qu’indépendantes, ne sont en rien étrangères à celle d’Eluana. Des histoires qui plongent leurs racines dans un temps plus ancien (très antérieur au temps d’Eluana),
le temps de ma vie toute entière, l’enfance, l’adolescence, la famille, l’éducation catholique, les compromis de la politique, les principes moraux, l’importance d’être cohérent avec ses propres idées, le refus de s’avouer vaincu devant une vie en danger, mais encore riche de potentialités et capable de se ressaisir, de renaître (cf. Rossa et Pallido…).
Voilà en quelques mots mon parcours, un parcours dans lequel le style, le choix des images, la structure du drame sont venus après ou d’eux-mêmes… Pendant le tournage, nous avons improvisé assez souvent, tout en respectant les dialogues (raccourcis au montage). 
Sans Eluana qui meurt, il n’y aurait pas de Belle Endormie qui se réveille. Dans ce film, il n’y a ni préjugés ni partis pris. Certes, ce n’est pas un film impartial, je crois que l’impartialité n’existe pas dans l’art, mais ce film est sincère et n’est en rien idéologique. J’ai ma propre conviction mais ce film n’en est pas l’illustration. Je reste ouvert à la discussion (j’espère qu’elle aura lieu) et confiant en un public non indifférent.

Marco Bellocchio

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