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QUELQUES SALLES DU PAYS DE SAINT-MALO

  Quelques actualités

7 Mai 2014





Cinemathèque : Ozu
 

 
Juste à la cinémathèque  (onglet Histoire du cinéma)



 
Dans la Cour
de Pierre Salvadori


 
Disons-le tout net : Dans la cour devrait s’imposer comme le film français de ce printemps. Les spectateurs de l’avantpremière
surprise de mars dernier sont tombés sous le charme. Pierre Salvadori, révélé il y a 20 ans déjà par la
comédie douce-amère des Apprentis (avec François Cluzet et Guillaume Depardieu) n’a rien perdu de son attachement
sincère aux personnages un peu « largués » mais a gagné en finesse et en maturité tant dans l’écriture que dans
la mise en scène. Dans la cour est, tout d’abord, une comédie assumée qui, sur un sujet grave, parvient à nous dérider
du début à la fin. On sourit, on rit de bon coeur, devant ce comique de situation millimétré. Gustav Kervern, qui
promène son grand corps à la Monsieur Hulot et sa tête de Droopy, y est pour beaucoup. Le quotidien glisse sur lui.
Il joue la lassitude, l’embarras, la solitude avec subtilité. Comme chacun sait, le ressort principal du comique est le
contraste, Pierre Salvadori a eu la géniale idée de confronter Gustav Kervern à… Catherine Deneuve, excellentissime
dans un contre-emploi bouleversant. Le réalisateur, au fond, nous glisse quelques messages humanistes généreux
sur un mal moderne insidieux : la dépression et le manque de solidarité qu’elle suscite bien souvent. Le génie de
l’auteur est d’avoir su emballer ce propos dans une comédie rythmée, alerte, construite sur des personnages
attachants. On a apprécié notamment de retrouver le trop rare Féodor Atkine, impeccable dans le rôle du mari
totalement débordé par les fantaisies et élucubrations de son épouse. Au passage, Pierre Salvadori n’oublie pas de
pointer les névroses qui guettent les protagonistes de l’immeuble, nous rappelant que chacun entretient ses petites
obsessions, le tout étant de savoir si ces dernières sont tolérées, acceptées ou comprises. Le réalisateur a réussi à
tourner un film à la fois plaisant et sensible, drôle et fin, qui sait, scène après scène, distiller une bonne dose
d’empathie pour des personnages en déshérence. Pas mal, non ? FRANÇOIS AYMÉ
(La Gazette de Pessac)
 
http://www.vanityfair.fr/culture/cinema/articles/3-raisons-de-voir-dans-la-cour-pierre-salvadori/13653

Avec aussi

Féodor Atkine






La semaine prochaine, c'est promis, on parle de Cannes !



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